Ouverture Truite 2021

Bien que le 44 ne soit le département de destination par excellence pour la pêche de la Truite. Il comporte tout de même quelques cours d’eau plaisant à parcourir en début de saison.

L’objectif du jour

Pour cette année l’objectif était de prendre des truites avec trois techniques différentes sur la journée, au TOC, au leurre et à la mouche. J’ai choisi un nouveau parcours créer récemment par la fédération du 44. Une rivière que je pratique sur sont aval mais jamais sur la partie amont. Le parcours présente des faciès assez calme. Il est parsemé de quelques radier, quelques méandres et l’eau est légèrement teinté.

La météo annonce des averses, un ciel couvert, du vent et des températures avoisinants les 12°C. Ce qui risque de compliquer les choses pour la dernière technique que je prévoyais d’employer, à savoir la mouche.

Les débuts de l’ouverture truite 2021

Première technique utilisé, le TOC, une canne de 3,90m, un nylon fluo, un BDL transparent d’environ un mètre, une teigne sur un hameçon de 12 et c’est partie. Sur ma première dérive, histoire de régler ma plombée en passant sur le bord d’une veine d’eau. A la sortie de la partie rapide, j’ai le sentiment d’être un peu lourd. L’indicateur se stabilise, un poids sur la ligne, pas de saccade ressentie, je tend est vous l’aurait deviné première prise. Une TAC qui a gobé la teigne sans faire d’histoire. Le combat est bref, le plus difficile a été de sortir la truite au milieu de la végétation avec une canne de près de 4m. Bon, ca commence plutôt bien mais comme certains d’entre vous l’ont surement déjà vécu, quand ca commence trop bien ca finit généralement mal.

Je remet une teigne, refait quelques passages sans résultats. Je commence a descendre la rivière. Elle est plus calme, pas de veines d’eau principale apparente, elle semble prendre toute la largeur. Je commence par prospecter la bordure à mes pieds, rien, celle d’en face, rien. Quelques passage dans le milieu pour sentir un peu le fond, quelques cailloux, le fond semble sableux. Je continu a descendre cette fois jusqu’à un poste marqué en bordure, premier passage rien, deuxième passage en faisant le retour du courant, TOC-TOC, le poids se fait sentir et hop au sec.

Quand vous pêchez au TOC et surtout avec de petit appâts, inutile d’attendre que le poisson avale. Soit il prend direct comme la première et la vous sentez un poids, soit vous sentez des toc-toc rapide avant de sentir le poids. Des que le poids est sentit, ferrer. 9 fois sur 10 elle sera prise sur le bord et vous pourrais la décrocher sans l’abimer.

Je continue en prospectant exclusivement les postes marqués, que ce soit en bordure ou les veines centrales. Je me concentre sur les veines principales en passant le plus naturellement possible. Inutile de passer plus de 4 ou 5 fois en ce début de saisons. Les poissons sont actifs, postés et surtout pas farouche. En 1 heure de pêche, je mettrai 11 poissons au sec en alternant vers de terre et teigne. Premier défi relevé.

Deuxième défi, la pêche au leurre. En partant du principe ou les appâts naturels fonctionnent bien, je commence avec une nymphe suffisamment plombée (+/-1gr) pour être lancer en UL et suffisamment voyante pour être remarqué. Je réalise des lancer 3/4 aval en soutenant une dérive dans les veines d’eau. J’essai des lancer dans les contre courant en animant et même quelques lancés amont en soutenant la nymphe pendant la dérive. Après quelques trous, pas de touche. Passons à une vibrations plus marquée. La classique cuillère tournante, (Gwend’eau fishing) argent 2,5gr pour évoluer doucement en remontant le courant et faire du statique dans les veines d’eau sans qu’elle ne remonte de trop. Pareil après quelques trous et l’essai de différentes approches et animations, pas de touche. On baisse un peu l’intensité de la vibration avec une ondulante, couleur un peu plus clair que la couleur de l’eau et pas trop lourde pour évoluer lentement. Le résultat ne sait pas fait attendre. A la deuxième animation essayées, première touche franche. J’enchainerai mais 11 poissons dans l’heure qui a suivi. Ce qu’il fallait trouver c’était une vibration douce, une récupération lente dans les veines d’eau avec des pauses faisant redescendre la cuillère dans la couche d’eau, voir la poser sur le fond, pour décider les poissons. deuxième défi relevé.

Pour compliqué les choses j’ai réussit à prendre 11 truites au TOC en 1 heure, j’ai donc pris le partie d’en prendre 11 également au leurre. Le troisième défi risque d’être compliqué à réussir aussi bien.

Pour ce troisième défi, changement de spot. Je descend sur un secteur plus en aval. Histoire de découvrir et de varier encore plus les plaisirs. La rivière y est plus variés mais moins profonde. Les postes sont bien marqué, mais la pêche difficile. Déjà beaucoup de végétation pour un mois de mars. Après une centaine de mètre, changement de programme et retour au spot du matin.

Je descend la rivière jusqu’à mon point de chute du matin et décide de remonter la rivière. Je commence avec un tandem sèche/nymphe (March Brown/pheasant tail) en lancer roulé. Convaincu de mon choix j’insisterai sur une dizaines de postes, sans résultat. Un cours essai en NAF, mais les postes ne se prêtes pas vraiment. Rivière de 3 mètres de large avec des veines assez difficiles à repérer. Je passe alors en nymphe seul pour pêche en dérive amont/aval de façon naturelle. Une première touche sur un mending pour repositionner ma dérive, raté. Un peu plus loin, une deuxième touche sur une récupération de soies en vue de relancer, encore raté. Le truc doit être sur l’animation de la mouche. Je passe alors sur une pêche aval, plutôt type noyées. Après deux passage sur ma première veine d’eau, je prend enfin le poisson qui valide mon troisième défi. Je piquerai deux autres poissons qui se décrocherons devant l’épuisette avant de clôturer cette ouverture.

Résultat : 23 poissons avec 3 techniques différentes, sur un parcours inconnu. Au TOC : trouver le type de poste ou se trouve les poissons. Au leurre : trouver l’intensité de vibration et l’animation en s’appuyant sur les postes précédemment détectés. A la mouche, j’aurai du compiler les indices des deux premières techniques pour optimiser ma pêche.

A la pêche, rien n’est gagné, rien n’est perdu d’avance. Il faut réfléchir, changer, s’adapter et ce remettre en question.

A bientôt au bord de l’eau.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.